ENTZUTEN NAUZU?

SAIAKERA GORPUZTU BAT

|M’ENTENDS-TU ?

UN ESSAI INCARNÉ

ENTZUTEN NAUZU? SAIAKERA GORPUZTU BAT
|M’ENTENDS-TU ? UN ESSAI INCARNÉ

Pre­miè­re : 08/11/2024 — Dan­tza­gu­nea (Erren­te­ria)
40′ de per­for­man­ce + 20′ de média­tion
Espa­ces non con­ven­tion­nels (inté­rieur)
Teaser‑a: https://vimeo.com/1017523796

Pre­miè­re : 08/11/2024 — Dan­tza­gu­nea (Erren­te­ria)
40′ de per­for­man­ce + 20′ de média­tion
Espa­ces non con­ven­tion­nels (inté­rieur)
Teaser‑a: https://vimeo.com/1017523796

Cet­te pro­po­si­tion hybri­de con­sis­te à par­ta­ger avec le public le cha­pi­tre — ou moment de recherche — inti­tulé « Entzu­ten nau­zu? Zeo­zer kon­ta­tu nahi nizu­ke… SAIAKERA GORPUZTU BAT » (M’entends-tu ? J’aimerais te racon­ter quel­que cho­se… UN ESSAI INCARNÉ), volet qui s’inscrit au cœur du vas­te pro­jet 40. BIDEGURUTZEA | CROISEMENT DE CHEMINS nº 40. Elle cherche à dévoi­ler et à par­ta­ger ce voya­ge que l’on entre­prend géné­ra­le­ment en soli­tai­re et qui demeu­re pres­que tou­jours invi­si­ble : celui qui accuei­lle ce qui res­te dans les mar­ges, les ten­ta­ti­ves impar­fai­tes et les incar­na­tions vulné­ra­bles.
Dans son essen­ce, il s’agit d’un effort de ré-obser­va­tion, de ré-analy­se et de re-compréhen­sion du lan­ga­ge choré­graphi­que déve­loppé par Myriam en tant que créa­tri­ce, arti­culé autour de qua­tre inte­rro­ga­tions : Quoi ? Com­bien ? Com­ment ? Dans quel but ? Un pro­ces­sus pour se rem­plir de ques­tions et s’habiller d’incertitude ; une ten­ta­ti­ve d’(auto)reconstruction à par­tir de l’(auto)déconstruction.
Une étu­de archéo­lo­gi­que et per­for­ma­ti­ve de ses pro­pres maniè­res de fai­re, de res­sen­tir et de pen­ser. Chercher à trans­po­ser dans l’espace poé­ti­que ce qui n’était tracé qu’à l’état de broui­llon. C’est le désir d’accorder une dimen­sion scé­ni­que aux pro­ces­sus créa­tifs — ain­si qu’aux démarches de recherche et de réfle­xion qui leur sont inhérentes.

Elle recuei­lle le besoin de digé­rer ce qui a été avalé de la litté­ra­tu­re, de la phi­lo­sophie et de la pensée con­tem­po­rai­ne, ain­si que ce qui a été bu des pers­pec­ti­ves de cama­ra­des professionnel·les issu·es de diver­ses dis­ci­pli­nes artis­ti­ques. Elle vise à met­tre en pra­ti­que, à tra­vers l’artisanat et le soin (de l’Art), d’autres maniè­res de créer et de tra­vai­ller à par­tir de la sin­gu­la­rité, du pré­sent et du cal­me. Et elle sou­tient, entre­lacées les unes aux autres, tri­pes et intui­tions, tou­tes se par­lant et s’écoutant à la fois.

Un essai incarné ; une confé­ren­ce dansée.

3 précé­dents de Myriam :


1.
HATXE (la musi­cien­ne et com­po­si­tri­ce Idoia Hernán­dez) m’offre un mic­ropho­ne. Et main­te­nant, quoi ?”

Je perçois le désir, le besoin et l’élan de chercher une for­me d’expression cor­po­re­lle qui trans­cen­de le corps lui-même. Ce mic­ropho­ne a placé devant moi un che­min pour maté­ria­li­ser la rela­tion entre le mot et le mou­ve­ment, pour jeter un pont entre la pensée et la parole.


2. “
Je plon­ge dans diver­ses lec­tu­res, tou­jours plus pro­fondé­ment…

Un réser­voir de ques­tions, un index ou une base de for­mes d’expression, une car­te pour élar­gir les hori­zons. Une res­sour­ce poé­ti­que pour arti­cu­ler, com­pren­dre, déve­lop­per et appro­fon­dir la pensée. Un espa­ce flot­tant pour la réfle­xion : sou­lig­ner, rééc­ri­re, archi­ver… pour main­te­nir les idées pré­sen­tes et à l’esprit, com­me tatouées hors du corps.

Tels ont été les fon­de­ments théo­ri­ques, les con­sig­nes et les notes dans les pro­ces­sus créa­tifs de NERI(H)ARI. Ain­si que des points de réfé­ren­ce dans la recherche de répon­ses à la mul­ti­tu­de de ques­tions appa­rues en chemin.

Je con­ti­nue à plon­ger dans diver­ses lec­tu­res, tou­jours plus pro­fondé­ment. Main­te­nant, de temps en temps, je veux sor­tir la tête de l’eau et rame­ner à terre fer­me les réfle­xions que j’ai recuei­llies : les orga­ni­ser, les relier, les lire à voix hau­te, les tra­dui­re en diffé­ren­tes pos­tu­res cor­po­re­lles, les rééc­ri­re dans l’espace…


3. “
Autour de 45 ans… quel corps, que­lle dan­se ?

Plu­sieurs réa­lités mêlées en moi, telles que la trans­for­ma­tion cor­po­re­lle, les diffé­ren­tes con­ci­lia­tions, l’influence indus­trie­lle que subis­sent l’Art et la cul­tu­re et la situa­tion géo­po­li­ti­que de ces der­niè­res années ; des réa­lités que je perçois com­me de plus en plus lour­des. Face à celles-ci, que fai­re ? Où me diri­ger ? Com­ment m’adapter ?

Autour de 45 ans, je rêve de deve­nir écrivaine…

M’ENTENDS-TU ? Un essai incarné

Je souhai­te met­tre en mou­ve­ment, com­me en flâ­nant, un corps pen­sa­ble, sen­si­ble et poli­ti­que à tra­vers diffé­ren­tes actions et diffé­rents pay­sa­ges. Et me repo­ser sur les diffé­ren­tes îles qui com­po­sent l’archipel créa­tif de NERI(H)ARI :

Île 0 : “Dans l’attente / pren­dre soin. Dans le cal­me, dans l’attente / pren­dre soin… Com­me les pie­rres et les montagnes.”

Île 1 : “Ne pas effa­cer le corps. Ne pas effa­cer la danse.”

Île 2 : “Réfé­ren­ces et con­ne­xions, com­me des cons­te­lla­tions ou des boussoles. ”

Île 3 : “Un espa­ce pour le silen­ce, l’immobilité et le vide. ”

Île 4 : “Un regard vers l’arrière et vers l’avant, plu­sieurs vagues. ”

Île 5 : “BBBBB (il y a tou­jours un nou­veau che­min / il exis­te tou­jours un nou­veau chemin). ”

M’’ENTENDS-TU ? Un essai incarné est une ten­ta­ti­ve de répon­dre au désir d’écouter com­ment se déploie la tran­si­tion entre le mou­ve­ment et la pensée, et de la tra­dui­re en une pra­ti­que sen­so­rie­lle. C’est un pro­ces­sus au sein d’un autre pro­ces­sus : une maniè­re d’être depuis la dan­se con­tem­po­rai­ne ; l’écoute de mélo­dies spé­ci­fi­ques ; une agi­ta­tion inté­rieu­re issue de la litté­ra­tu­re ; le désir de se rap­procher d’autres dis­ci­pli­nes artis­ti­ques.
Il y est beau­coup ques­tion d’espaces vides, d’ha­bi­ter le vide et du sim­ple fait d’être. Mais aus­si de vas­tes pay­sa­ges infi­nis. Avec le corps et la paro­le com­me piliers fon­da­men­taux, c’est éga­le­ment l’ébauche incarnée de l’écriture d’un essai. Une mise en scè­ne bru­te, sin­gu­liè­re et éphémère.

FICHE ARTISTIQUE

Recherche, direc­tion et interpré­ta­tion : MYRIAM PEREZ CAZABON
Accom­pag­ne­ment artis­ti­que : AINARA LEGARDON, OIHANA VESGA, NAGORE LEGARRETA, BERTHA BERMÚDEZ, ADRIANA POUS, et tou­tes les per­son­nes que le par­cours de NERI(H)ARI a accom­pagnées.
Maté­riel graphi­que et audio­vi­suel : NAGORE LEGARRETA, NERI(H)ARI.

Sub­ven­tionné par : SORTUTAKOAK-GIPUZKOAKO DANTZAGUNEA.